l'endométriose et son silence
L’endométriose, c’est…
Sourire quand, à l’intérieur, tout tire, tout brûle.
Avancer sous antalgiques, parce que sans eux, bouger serait impossible.
Quelques jours par mois… ou bien plus.
C’est apprendre à encaisser en silence.
Ne pas avoir envie d’expliquer, encore et encore.
Ne pas vouloir que tout le monde sache.
C’est partir plus tôt d’un moment entre amis,
et sentir l’incompréhension…
alors que déjà, être venue demandait un effort immense.
C’est essayer de préserver l’essentiel :
sa vie de famille,
la personne qu’on aime à côté de soi, son travail, sa vie sociale…
malgré la fatigue, malgré la douleur.
L’endométriose, c’est invisible.
Mais ça peut peser comme une chape de plomb.
C’est insidieux aussi :
avoir mal, être épuisée…
sans toujours savoir pourquoi.
Douter de soi,
avoir l’impression de se plaindre trop.
Alors, souvent…
on se tait.
Mais derrière l’invisible, il y a un corps qui mérite d’être écouté et accompagné.



